Tolbaïra
Tolbaïra est une ville minière de la satrapie de Pelagora.
Géographie
Tolbaïra est perchée sur les premiers contreforts des versants est de la Ceinture (le tiers central de la chaîne des Oldamites), à équidistance des Rigoles Vertes (au nord-est) et de la ville de Jubayra (au sud-est). De longues routes de terre bien aménagées et régulièrement empruntées serpentent à travers un territoire de plateaux ondulés, de savanes arbustives et de collines herbeuses et permettent de rejoindre ces destinations.Climat
Tolbaïra baigne dans un climat semi-aride, connaissent des étés brûlants et secs.Infrastructures et urbanisme
Tolbaïra est construite sur les plans d’un ancien camp militaire impérial. Quatre grandes avenues conduisent à un petit palais central fortifié, résidence de l’édile local. Des îlots d’habitations et de grands clapiers à esclaves s’étendent tout autour. La partie sud de la ville abrite plusieurs baraquements destinés aux gardes et soldats curodiens. Dépourvue de pyramide curodienne, Tolbaïra ne dispose que de rares commodités : quelques tavernes, un lupanar, un minuscule observatoire de Gilam et une place du marché guère plus grande. Seules les quatre avenues principales sont pavées. Pour l’eau, Tolbaïra dépend de grands puits qui descendent profondément dans la montagne. Le plus large possède même un escalier en colimaçon taillé dans ses parois.Architecture
La pierre ne manque pas dans la région, contrairement au bois (le gros étant réquisitionné pour les fonderies voisines). Les édifices ont un style vaguement amonéen, mais dépourvu d’esthétisme (en dehors de quelques dômes et terrasses). Seuls le palais et l’observatoire de Gilam, de style curodien, se détachent du paysage urbain.Place des Convois
Le nord de la ville est dominé par une large place bordée d’entrepôts et de comptoirs commerciaux, d’enclos et d’abreuvoirs, ainsi que de services destinés aux caravaniers. On y trouve également un nombre conséquent d’artisans spécialisés dans la confection d’objets en argent. Les convois chargés de lingots (surtout du fer et le peu d’argent qui n’est pas travaillé sur place) partent régulièrement d’ici pour rejoindre Jubayra (plus depuis que la ville est assiégée), Varenis ou poursuivre leur route vers l’intérieur de l’empire.Nécropole
La nécropole principale de la ville se dresse au sud de l’enceinte, sur une position légèrement surélevée. On n’y trouve guère que quelques petits caveaux pour les rares citoyens (surtout des soldats) qui se sont perdus ici et de grandes tranchées à alcôves pour les urnes des affairates. Les esclaves sont balancés sans cérémonie dans des charniers en contrebas.Habitants
Tolbaïra accueille 4 000 habitants libres, principalement des affairates amonéens. Les citoyens curodiens ne sont qu’une poignée, cantonnés pour la plupart dans le palais de l’édile. Peu nombreux dans l’enceinte de la ville (où ils sont assignés dans les hangars), les esclaves sont surtout employés dans les grandes mines de la région.Société
Tolbaïra est une ville morne, qui n’a pour elle qu’une belle vue sur les plaines est, loin en contrebas. Régulièrement, des colonnes d’esclaves venus de Fandura passent dans ses rues, sous les claquements de fouet des contremaîtres. La plupart sont expédiés dans les mines qui surplombent la ville à l’ouest. Les affairates sont mieux lotis, beaucoup travaillant avec talent comme forgerons ou bijoutiers. Leur vie est simple, sans concession.Économie
Tolbaïra et ses mines de fer constituent sans doute le second plus grand fournisseur de ce métal dans l’Empire de Curodia. On trouve également quelques mines d’argent dans la région. Les grandes exploitations minières perforent profondément les flancs des Oldamites, tandis que d’immenses fonderies transforment directement sur place le minerai en lingots. La vie des esclaves y est terrible et beaucoup ne survivent pas plus de quelques années au travail éreintant. Les bijoux et éléments en argent produits en ville sont connus loin à la ronde et le poinçon des artisans de Tolbaïra est un gage de qualité.Gouvernement
Tolbaïra et ses mines sont administrées par un édile et sa lourde bureaucratie (un réseau de scribes, de douaniers et de quelques magistrats). Ils travaillent dans le palais central.Lois et ordre
En plus de la milice affairate, Tolbaïra abrite une garnison de soldats curodiens chargés du transit des esclaves jusqu’aux mines et de leur surveillance sur place, ainsi que de la protection des convois de minerais d’argent.Armées et défenses
Tolbaïra est entourée d’une modeste enceinte de pierre renforcée de bastions bas, percée de trois portes. Elle est davantage un périmètre carcéral pour les esclaves qu’un réel ouvrage défensif…
Type
City
Population
4 000 (dontune poignée de citoyens curodiens) plus quelques milliers d'esclaves
Lieu situé sous
Organisation Propriétaire

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