Les
Rigoles Vertes forment une série d’impressionnantes chutes d’eau et de rapides dans la région des
Lacs Gardiens.
Géographie
Les Rigoles Vertes se trouvent au sud des
Arpents du Graveur. Elles marquent la jonction entre le second et le troisième des
Lacs Gardiens. Sur une distance d’une trentaine de kilomètres environ, les eaux du bassin supérieur rejoignent le suivant, situé près de 200 mètres en contrebas.
La ville de
Varenis s’étend plus à l’est, à trois kilomètres à peine de la première chute.
Climat
Le climat tropical des régions alentours est mitigé par les embruns constants. Il fait plus frais, l’humidité ambiante semble moins poisseuse et des arcs-en-ciel apparaissent souvent au-dessus des chutes.
Description
Les Rigoles Vertes rassemblent une multitude de cascades, de rapides et de chenaux écumeux dont le grondement incessant peut s’entendre loin à la ronde (même depuis
Varenis). Les embruns générés s’élèvent parfois à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, formant des nuages de vapeur visibles à des kilomètres.
Au niveau de la topographie, les Rigoles Vertes dévalent une succession de gradins rocheux, de falaises et de vallons étroits. Les dizaines de cascades ainsi formées ont des tailles variées, certaines ne mesurant que quelques mètres de haut tandis que d’autres plongent en à pic d’une cinquantaine de mètres. A leur pied, les bassins naturels creusés par l’érosion peuvent être très profonds.
Entre les chutes, les chenaux se divisent souvent avant de se rejoindre plus bas, si bien qu’ils créent un véritable labyrinthe aquatique. À certains endroits, des îlots rocheux couverts de plantes émergent au milieu des eaux.
Le sol et les roches de la région sont sombres et riches en minéraux, favorisant la croissance d'une végétation abondante. Mousses, fougères et plantes aquatiques filandreuses (et collantes) recouvrent presque entièrement les parois constamment humides, tandis qu’on trouve le long des rives des bosquets de jungle luxuriante. Plusieurs plantes médicinales rares poussent exclusivement dans les zones constamment arrosées par les embruns. Cette profusion de verdure a bien sûr donné son nom au site.
Saison des pluies
Durant les périodes de fortes précipitations, le débit des Rigoles Vertes peut devenir colossal. Certaines cascades doublent alors de largeur et le grondement des eaux s'entend à plusieurs dizaines de kilomètres.
Société
Les Rigoles Vertes constituent un obstacle infranchissable pour toute embarcation mais ne sauraient arrêter le commerce. Il est possible de les contourner en se rendant plus au nord, dans les
Arpents du Graveur, mais c’est un détour pénible de plusieurs dizaines de kilomètres.
Des villages de portage peuplés d’
affairate se sont développés aux deux extrémités du site, vivant du transport des marchandises et de l'entretien des chemins (celui du haut étant quasiment un faubourg de
Varenis). Disposant d’entrepôts et d’enclos, ils facilitent grandement la vie des voyageurs et des marchands.
Une bonne partie de la région est balisée, parcourue de sentiers qui contournent les plus grandes chutes, et certains passages disposent même de marches taillées dans la roche. Rendues glissantes par l’humidité, elles ont couté la vie à plus d’un esclave de
Pelagora.
Poissons, batraciens et oiseaux (cf. Rencontres) attirent leur lot de pêcheurs et autres trappeurs venus de
Varenis. On peut souvent apercevoir une nasse plongée dans les eaux les plus calmes ou voir un volatile fauché en plein vol par une flèche adroite…
Sanctuaires
Les Rigoles Vertes suscitent toutes sortes de croyances parmi les locaux, et ce depuis bien avant la constitution de la satrapie. Des petits sanctuaires de pierre jalonnent souvent les sentiers dominant les chutes. Rongés par l’humidité, leurs formes sont parfois surréalistes (et un peu inquiétantes). Les voyageurs, les caravaniers et les esclaves y déposent parfois des fleurs, des rubans ou de petites offrandes afin de s'assurer une traversée sans encombre.
Rencontres
Malgré la proximité de
Varenis, les Rigoles Vertes abritent une faune foisonnante. Les eaux oxygénées attirent de nombreux poissons qui remontent les cours d'eau pour frayer. Les falaises servent quant à elles de refuge à quantité d'oiseaux nicheurs.
Enfin, les bosquets humides environnants hébergent quantité de petits mammifères, d'amphibiens et d'insectes.
Rumeurs et intrigues
Les pêcheurs de
Varenis racontent à qui veut l’entendre que certaines vasques profondes n'ont jamais été sondées entièrement. Selon eux, d'antiques créatures aquatiques y sommeilleraient depuis les premiers âges de
Curia…
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