Le
Siral désigne un long territoire du
Sbaatva où survivent des petites tribus éparpillées de chasseurs-cueilleurs et d’éleveurs d’
oriskas.
Géographie
Le Siral occupe le nord-est du
Sbaatva, dans la
Taïga du Jalgatay. Il s’étend le long des rives ouest du fleuve
Stigaar, jusqu’aux frontières nord du
Tamir.
Caractéristiques géographiques
Climat
Le territoire du Siral est soumis à un rigoureux climat continental froid. Les températures peuvent être extrêmement basses pendant de longues périodes, et les sols gelés en profondeur (on trouve d’ailleurs de grandes zones de permafrost).
Habitants
Le Siral accueille des tribus
sirganes, quelques clans buralks et de rares tribus
urgutales.
Société
Soumis à de rudes conditions climatiques qui empêchent l’établissement de grandes agglomérations, le Siral a conservé un mode de vie semi-nomade, où le tribalisme est en vigueur. Chaque tribu possède son propre territoire, souvent délimité par des marques naturelles telles que des bras morts de fleuve, des collines ou des groupes de rochers.
Les communautés du Siral sont très autonomes et répartissent les rôles entre chasseurs-cueilleurs-pêcheurs, éleveurs de petits troupeaux d’
oriskas, guerriers et chamans. Celles à proximité du fleuve ont l’usage de petites barques de peaux tendues.
Agglomérations
Les tribus du Siral vivent dans des villages semi-permanents de tentes de peaux, de cuir, de branchages et d’os. Ils sont souvent protégés d’une barricade d’épieux.
Urgutals
Quelques tribus
urgutales vivent en périphérie du territoire du Siral, de l’autre côté du fleuve, et lancent à l’occasion des raids sur leurs voisins.
Les maraudeurs se laissent dériver sur de grands radeaux pour atteindre les rives opposées, où ils feront de nombreux prisonniers parmi les
Sirgans et les Buralks. Une partie sera sacrifiée et dévorée sur place, mais certains malheureux seront ramenés à marche forcée jusqu’aux profondeurs de la taïga pour y connaître un sort encore moins enviable…
Esclavage
Les conflits intertribaux ne sont pas rares au Siral. Généralement, les prisonniers de guerre sont rapidement échangés, mais les plus robustes (ou attrayants) connaissent parfois les affres de la servitude.
Économie
Les tribus du Siral troquent principalement entre elles, mais des marchands du
Tamir remontent parfois le fleuve pour commercer. Elles échangent des peaux et des fourrures, de la graisse, de l’ivoire, de l’ambre, des plantes médicinales et des armes.
Gouvernement
Au Siral, le tribalisme tient lieu de gouvernement, où chaque
Shan (chef) ou oligarchie de
Shans (selon la taille de la tribu) détient le pouvoir sur une portion du territoire.
Les
Shans se réunissent rarement, et il n’existe aucune assemblée générale au Siral. Les alliances sont circonstancielles, et survivent rarement à une génération.
Relations extérieures
Le Siral sert de tampon entre les tribus
urgutales et le
Tamir, si bien que ce dernier ne voit guère d’utilité à s’étendre plus au nord.
Religion et croyances
Le chamanisme est profondément ancré dans le territoire, aussi bien parmi les Buralks que les
Sirgans.
On trouve néanmoins dans le sud plusieurs tribus s’étant tourné vers les
Rameaux, tout particulièrement vers Karul la Bête et Turgal le Père des Sources. Leurs cultes, moins sophistiqués que ceux pratiqués au
Tamir, Bural ou
Yulbal, restent très codifiés et articulés autour d’une statue divine à honorer par des sacrifices et des prières.
Armées et défenses
Les tribus du Siral n'ont pas de grandes armées centralisées, mais chacune est capable de lever des guerriers (féroces mais mal équipés) pour défendre son territoire ou attaquer des rivaux.
Histoire
Vers 500 PC, au terme de la Guerre des Cent Épines, les restes épars de plusieurs grandes tribus sirganes remontèrent le
Stigaar pour échapper à l’asservissement ou à la destruction totale.
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