La
Pointe de Dab-Cueï est un long cap rocheux du
Bas-Stanac.
Géographie
La Pointe de Dab-Cueï s’étend au sud des
Jungles d’Omsaï, au sud-ouest de la
Baie de Kuabkien.
Climat
Exposée aux vents du sud-est, la Pointe de Dab-Cueï est soumise à un climat semi-aride.
Description
La Pointe de Dab-Cueï surplombe sur près de 500 km de côtes les sables fluides de la
Mer Tarate. Elle est constituée d’un socle calcaire dur et clair. Les falaises, hautes d’une trentaine de mètres en moyenne, tombent abruptement, rompues seulement par quelques criques poussiéreuses et des arches naturelles sculptées par le vent. Certaines cavernes (creusées à leur base par l’abrasion constante des sables fluides) sont accessibles uniquement à marée basse ou par escalade.
Les falaises s’adoucissent considérablement à proximité de
Siendok (à l’ouest) et de la
Baie de Kuabkien (à l’est), jusqu’à atteindre le niveau de la mer.
Plateau
Le plateau qui s’étend entre les falaises et les
Jungles d’Omsaï forme une région de collines ondulées et de vastes terrasses sèches. La roche cède parfois la place à un sol argileux, fissuré par la chaleur et tapissé de plantes grasses, d’agaves rouges et d’arbustes épineux. La jungle voisine n’en parait que plus luxuriante.
Société
Peu d’habitants s’établissent sur la Pointe elle-même, à l’exception de quelques postes d’observation. Il faut atteindre la région voisine de
Siendok, où la terre est relativement fertile, pour tomber sur des villages agricoles.
Sanctuaire de Tsu Phan-Li
Les ruines du
Sanctuaire de Tsu Phan-Li, le
« Pavillon des Trois Vents », se dressent sur un promontoire effilé à la pointe du cap, face à la
Mer Tarate. Édifié il y a plusieurs siècles par des adeptes du
Souffle Divin, ce sanctuaire isolé était autrefois un lieu de retraite pour les plus austères maîtres de la doctrine. Les pèlerins qui s’y rendaient le faisaient pour y mourir symboliquement : couper les liens du monde, oublier leur nom et effacer toute mémoire personnelle.
Le sanctuaire est à moitié troglodyte. Les éléments visibles sont bâtis en pierre blanche, extraite directement sur place. Juste à côté des falaises, et servant d’entrée, on trouve une large terrasse circulaire ouverte aux quatre vents, où se dressent encore des mâts de pierre garnis d’anneaux métalliques. Les moines y accrochaient jadis de grands voiles. Juste à côté se trouvent les vestiges d’un petit édifice octogonal en ruine, au toit jadis de bois laqué et d’ardoises bleues. Il n’en reste que les piliers. Enfin, un escalier taillé à même la roche descend le long de la falaise sur une cinquantaine de mètres et conduit à une série de petites cellules troglodytiques, organisées autour d’une réserve et d’un réfectoire commun. Seuls des petits fragments de poterie et de bois témoignent que les lieux étaient jadis occupés durablement.
Désormais, seuls quelques pèlerins solitaires s’y rendent encore. Certains laissent des morceaux d’étoffe suspendues aux anneaux des piliers de la terrasse. D’autres dorment une nuit dans les cellules troglodytiques et repartent sans un mot.
Rencontres
Les falaises de la Pointe de Dab-Cueï accueillent de nombreux oiseaux marins. Quant au plateau, il accueille une faune adaptée aux régions semi-désertiques : reptiles, scorpions et petits mammifères.
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