Paab Tsoom est une ville-comptoir du
Tlacana.
Géographie
Paab Tsoom se situe à environ cinq cents kilomètres à l’ouest de
Tang Saloï, sur une portion de côte rocheuse dominant la
Mer Tarate. Les
Jungles d’Omsaï se trouvent à moins d'un kilomètre au nord de la ville.
Climat
Les vents venus de la
Mer Tarate sont constants, charriant souvent une brume sèche de sable fin.
Infrastructures et urbanisme
Paab Tsoom est ramassée sur elle-même. Une bonne partie de la ville occupe des terrasses, taillées directement dans la roche côtière ou soutenues par des murs de pierre sèche. Les rues sont étroites et reliées par des escaliers abrupts, des rampes et des passerelles de bois jetées au-dessus de failles.
Le comptoir n’a aucun système d’égouts (en dehors de quelques tranchées et rigoles qui se déversent dans les sables de la mer). L’eau de pluie est soigneusement stockée dans de grands réservoirs de brique.
Les bâtiments sont majoritairement construits en blocs de pierre locale, liés par des mortiers grossiers, avec des toits en pente douce de style
yuecan lestés de galets.
Paab Tsoom se divise en quatre secteurs principaux.
La zone portuaire
La zone portuaire s’accroche au pied des falaises et est constamment couverte d’une poussière sablonneuse. Des quais courts, solidement ancrés dans la roche, servent à l’amarrage des
navires des sables les plus légers. Les bâtiments plus lourds jettent l'ancre au large, et le transbordement se fait par barques à fond plat renforcées, guidées entre des balises de pierre plantées dans le sable.
La zone portuaire abrite des entrepôts trapus, des ateliers de réparation, ainsi que des tavernes souvent austères.
La ville haute
Au-dessus du port s’étend la ville haute, où se trouvent les plus vieux édifices de Paab Tsoom. On y trouve autant de logements modestes pour le peuple que de vastes maisons plus cossues. Celles-ci sont organisées autour de cours intérieures protégées du vent par de hauts murs. Certaines terrasses offrent une vue dégagée sur la
Mer Tarate. C’est là que vivent les marchands bien établis et les familles influentes.
On y trouve également les rares édifices administratifs de la ville et plusieurs sanctuaires modestes consacrés au
Souffle Divin. L’influence sacane s’y fait sentir avec l’intégration de puits en leur centre.
Les Failles Vertes
Ce secteur intermédiaire occupe une zone de terrain fracturé, entre la ville haute et les contreforts menant aux
Jungles d’Omsaï (ce qui n’empêche pas la présence de nombreuses plantes, arbres et lianes). Les
Failles Vertes abritent des habitations modestes, avec des passerelles et des escaliers étroits reliant les zones rocheuses.
Les
Failles Vertes sont habitées par les petits artisans, les porteurs, les pêcheurs et les chasseurs de la jungle, ainsi que par les travailleurs saisonniers venus des villages en périphérie.
La Lisière
La
Lisière se trouve à quelques centaines de mètres au nord de la ville. Comme son nom le suggère, elle marque la frontière entre Paab Tsoom et les
Jungles d’Omsaï. On y trouve des campements semi-permanents, des entrepôts de produits forestiers et des ateliers de traitement des peaux, résines et bois. Quelques tavernes malfamées et bordels sordides complètent le tableau.
La
Lisière est dangereuse : maladies, bêtes de la jungle et trafiquants s’y côtoient. Peu de gens s’y installent durablement.
Habitants
Paab Tsoom compte environ 5 000 habitants. La population est majoritairement
yuecane, mais comprend une proportion notable de
Sacans sédentarisés. Les étrangers s’y installent rarement.
Les esclaves y sont peu nombreux (comparés aux autres villes-comptoirs du
Tlacana) et surtout employés dans les travaux portuaires ou les ateliers de la
Lisière Verte.
Société
Paab Tsoom est une ville assez isolée, où les dangers des
Jungles d’Omsaï sont omniprésents et poussent à l’entraide. L’hospitalité n’est accordée qu’à ceux qui prouvent leur utilité. Tous ces éléments fournissent un terreau fertile pour toutes sortes de superstitions, et plus d’un habitant suspend divers colifichets à sa maison pour se protéger d’éventuels esprits vindicatifs.
Économie
Paab Tsoom vit principalement du cabotage le long de la
Mer Tarate et de l’exploitation contrôlée des
Jungles d’Omsaï. On y échange diverses essences de bois et des résines, des peaux et des trophées de la jungle, des plantes médicinales, des baumes protecteurs (notamment contre la
sablonelle) et des narcotiques.
Paab Tsoom sert de port-relais pour les navires qui naviguent entre
Tang Saloï et
Siendok.
Gouvernement
Paab Tsoom fonctionne un peu comme une cité-État et étend son contrôle sur quelques villages de la région. Elle est dirigée par un conseil restreint de capitaines-marchands et de propriétaires fonciers.
Lois et ordre
La ville dispose d’une milice modeste mais bien entraînée, habituée autant aux escarmouches contre des pirates et pillards qu’aux incursions de bêtes venues de la jungle.
Dans les
Failles Vertes et la
Lisière, l’ordre repose surtout sur des accords locaux.
Pègre
Paab Tsoom compte quelques petites frappes, contrebandiers et brigands, mais rien d’organisé. Le
Cercle de Rouille y est absent.
Armées et défenses
Paab Tsoom n’a pas de remparts continus. Ses défenses reposent surtout sur sa topographie et quelques fortifications à des points clés. Des tours de guet surveillent la
Mer Tarate et la lisière de la jungle. En cas de menace sérieuse, la ville peut fermer ses accès et devenir une forteresse assez difficile à prendre.
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