Les
Vives-Griffes désignent une des chaînes montagneuses majeures du
Sotva. Leur aspect effilé n’est pas étranger à leur nom, de même que la faune redoutable qui hante ses sommets.
Géographie
Les Vives-Griffes s’étendent près du centre du
Sotva et le coupent quasiment en deux selon un axe est-ouest. Au sud, les
Forêts d’Arka-Yar montent à l’assaut de leurs premières pentes, tandis qu’au nord s’étendent les immensités des steppes. A l’ouest, le Plateau de Korbal les sépare des Marches du Géant.
D’une longueur de plus de 1000 km pour une largeur de 500 km environ, les Vives-Griffes abritent quelques sommets dépassant les 3500 mètres (la plupart culminant autour de 3 000 mètres).
Climat
Les Vives-Griffes possèdent un climat continental froid. Les hivers sont particulièrement longs. Dans les vallées les plus élevées, la neige peut tomber dès le début de l'automne et ne disparaître qu'au cœur de l'été suivant. Les températures hivernales descendent fréquemment sous les -30°C.
Les Marches du Géant, les Vives-Griffes et la
Chaîne Storstaak canalisent vers le sud des vents froids directement venus des régions polaires. Souvent très violents, ils rendent périlleuse la progression sur les versants ouest de la chaîne. Cette configuration produit un véritable fleuve d'air froid qui s'écoule vers la
Mer des Tetrades presque toute l'année. Là, le
Tengriin Duu prend le relais.
Description
Les Vives-Griffes sont constituées d'une succession de massifs escarpés séparés par de profondes vallées glaciaires. Les versants sont souvent très abrupts, particulièrement dans leur partie centrale.
Lesdites vallées sont étroites, encombrées d'éboulis et de moraines anciennes. De nombreux torrents dévalent les pentes en cascades écumantes avant de rejoindre le
Sar-Su et le
Yul-Su, les grands cours d'eau du centre du
Sotva. Les lacs d’altitude sont fréquents, souvent allongés et encaissés dans des cuvettes glaciaires.
Les cols sont peu nombreux et rarement praticables toute l'année. Certains demeurent bloqués sous plusieurs mètres de neige pendant plus de huit mois.
Au niveau de la végétation, les piémonts et les basses-vallées sont couverts de vastes forêts boréales de pins, d'épicéas, de mélèzes et de bouleaux, souvent noyées dans la brume. Plus haut, les forêts cèdent progressivement la place à une toundra froide faite de mousses, de lichens et d'arbustes nains, avant de disparaître au-dessus de 2000 m, où la roche nue domine largement.
Les champs de neige permanents et les glaciers occupent les secteurs les plus élevés et les sommets.
Vestiges
Comme beaucoup de montagnes de
Pralega, les Vives-Griffes sont parsemées d’antiques ruines
curiates, surtout concentrées dans la partie ouest. D’immenses structures à flanc de falaise témoignent de leur maîtrise architecturale : ponts suspendus vertigineux, statues de plusieurs dizaines de mètres de haut, citadelles troglodytes sur les sommets… Une imagerie liée aux
tigres-sabres est souvent présente (mais toujours avec la parcimonie
curiate).
La plupart des sites sont encore intacts et doivent recéler des trésors abandonnés par leurs occupants lors du grand exode.
Ressources
Les Vives-Griffes ne sont pas avares en ressources minières. Elles renferment d'importants gisements d'étain, de cuivre et de plomb, et on trouve également des veines d'argent dans certaines vallées orientales. Leur exploitation reste cependant difficile à cause du relief et du climat.
Société
Les Vives-Griffes sont, dans l'ensemble, sauvages et dangereuses. Elles n’accueillent que des modestes communautés de
Sirgans dans les vallées les plus fertiles et quelques villages du
Yulbal dans leur partie est. La plupart de ces derniers exploitent des mines en altitude, dont le minerai est envoyé à Yulbalak.
Les commauntés
sirganes sont très anciennes. Elles vouent pratiquement un culte aux
Curiates qui ont édifié tant de merveilles dans les montagnes. D'ailleurs, les
Sirgans les désignent comme les
Bâtisseurs.
Rencontres
Les Vives-Griffes abritent une faune robuste, composée principalement de bouquetins, de mouflons, de renards blancs, de lynx pâles et de rapaces. Quelques
aeprocs règnent sur les plus hauts sommets.
Dans les vallées profondes, on trouve des
deniursus, divers cervidés et des
oriskas, ainsi que quantité de meutes de loups gris.
Mais surtout, les montagnes sont le territoire de redoutables
tigres-sabres particulièrement féroces et rapides.
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