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Nissabir

Nissabir est la capitale de l’Omastan. C’est une ville portuaire ancienne et orgueilleuse, mais dont la prospérité a sérieusement été entamée à la suite de sa conquête par l’Aseran.  
J'ai vu à Nissabir des choses qui feraient rougir un Satmien de Zugasi!
 
- Baltur l'Arpenteur

Géographie

Nissabir se trouve au nord de la péninsule de l’Omastan, au nord-est des Falaises de Qarom, sur les rives de la Mer Tarate Orientale.   La ville est reliée à Amabassar, au sud, par une route de terre régulièrement empruntée par des caravanes, bordée de quelques caravansérails.  

Climat

  Nissabir est régulièrement écrasée par la chaleur, avec des maximas dépassant allégrement les 40 degrés entre Hubju et Hubao.

Infrastructures et urbanisme

Nissabir occupe une zone de plaine, au fond d’une grande baie de sables fluides. La ville est étendue, irrégulière, sa configuration s’étant adaptée à ses quatre oasis principales.   Entourées de petites enceintes secondaires, telles des îles privilégiées, deux des oasis concentrent les plus beaux quartiers de la ville, les palais vieillissant de la noblesse marchande et les caravansérails les plus opulents. Les deux oasis de l’ouest, quant à elles, sont dévolues à la culture de palmeraies. Entre ces plans d'eau, les bas quartiers poussiéreux et les taudis offrent un chiche refuge à la populace face aux rayons ardents du soleil.   Nissabir est dotée d'un modeste système d'égouts en briques, qui ne dessert que le Nacre et le Repos Vert. Les eaux usées traversent ensuite la zone portuaire et finissent par se jeter dans les sables fluides de la baie, tout à l'ouest du port. Les autres quartiers de la ville se contentent de rigoles creusées au milieu des rues, mais elles sont souvent obstruées. Au moins, avec la chaleur torride qui accable continuellement la région, les immondices restent rarement humides (ce qui n'enlève rien à leur odeur...).  

Architecture

  Nissabir présente une architecture originale, mélangeant allégrement le style épuré et arrondi dalmute aux terrasses, dômes et colonnes du style amonéen. Les murs de pierre, de torchis ou de briques cuites sont blanchis à la chaux.   Contrairement à de nombreuses villes d’autres nations qui affichent une teinte unique pour leurs colonnes amonéennes, Nissabir fait montre d’une explosion de couleurs : rouges, bleues, vertes ou jaune soleil, les piliers partagent ces couleurs vives avec les cadres des portes, les persiennes, les encorbellements des balcons et les dômes (en tout cas ceux qui ne sont pas passés à la feuille d’or).  

Oasis du Peuple

  Malgré son nom, l’Oasis du Peuple demeure la propriété de la couronne. Celle-ci réserve toutefois la jouissance de la production à la population de Nassabir (pour un prix correct).   Le secteur, étendu, abrite peu de maisons, laissant de grands espaces pour des palmeraies de palmiers dattiers, des cultures basses et des arbres fruitiers. Du plan d’eau principal, des canaux partent dans toutes les directions pour irriguer les lieux.  

Le Nacre

  Adjacent à l’Oasis du Peuple, le Nacre désigne l’oasis centrale. Entourée par un petit mur avant tout symbolique, le secteur est réservé à la noblesse marchande et au pouvoir royale de l'Omastan. Il comprend des avenues ombragées par des colonnades, une petite place pavée, des villas somptueuses et des jardins luxuriants dominés par des palmiers dattiers, entretenus par de très nombreux serviteurs.  
  • Ambassade de l'Aseran. Un petit palais particulièrement luxueux a été réquisitionné comme ambassade par l'Aseran. Entouré d'une petite enceinte, ses tours élancées sont presque aussi hautes que celles du Palais Nacré.
  • La Mesure. Aussi vieux que la ville, le caravansérail le plus opulent de Nissabir se trouve près de la porte nord. Autour d'un grand espace central décoré de marbre et de nacre, des alcôves secondaires réservées à l’usage exclusif de la noblesse marchande servent d'espace de détente et de négocie pour les biens les plus précieux. Les écuries et les chambres d'origine ont été reconverties en espaces de stockage.
  • Le Palais Nacré. Demeure des souverains de l’Omastan, le palais occupe le sud du secteur. Relativement peu étendu, il compense par de très hautes structures arrondies coiffées de splendides dômes dorés, et dont les voûtes iridescentes sont souvent décorées d’un revêtement de nacre. L’édifice est entouré d’une palmeraie et d’une petite enceinte. Ses bains souterrains, décorés avec soin, captent une partie de l'oasis et demeurent frais toute l'année.

Oasis de la Fiancée

  Selon la légende, l’Oasis de la Fiancée aurait jadis servi de lieu de refuge à une princesse exilée de l’antique royaume d’Almela. Ce secteur au nord-ouest s’articule autour du plus petit point d’eau de Nissabir. Il est toutefois suffisant pour faire pousser une jolie palmeraie, entourée d’une ceinture d’habitations modestes, de boutiques et d’ateliers où la teinte décorative rouge domine.  

La zone portuaire

  Le nord de la ville constitue la grande zone portuaire. Protégé par deux longues digues fortifiées, le port abrite de vieux quais en pierre, de longs pontons en bois et des rangées de grands entrepôts de brique. Des grues pivotantes en bois permettent de charger et décharger rapidement des marchandises.   La partie est du port est dévolue à la marine de guerre, une petite dizaine d'embarcations y étant stationnée.   Autour, le secteur est constitué de quartiers modestes, aux ruelles étroites couvertes d’un revêtement en tessons d’amphores. Le bleu y est dominant pour décorer les portes et les encorbellements. Les tavernes sont surtout concentrées vers le centre, à proximité du Grand Marché, vaste espace dégagé et pavé qui est pris dès l'aube d'assaut par une horde marchands. A cause des chaleurs torrides qui accablent la ville, les marchés ont tendance à se terminer en milieu de matinée déjà (un second marché s'ouvrant parfois en toute fin de journée).  

Le Repos Vert

  A peine moins opulent que le Nacre, le Repos Vert s’étend à proximité de la zone portuaire. Le secteur regroupe les belles demeures des marchands et des scribes les plus prospères, ainsi que quelques petits temples consacrés au Culte de Gilam.   Le secteur doit aussi bien son nom à la profusion d’arbres qui entourent le plan d’eau central qu’à la couleur fréquemment utilisée pour décorer les bâtiments.  
  • École Amadaïd. De nombreux scribes se forment dans cette vieille et prestigieuse institution. Des marchands fortunés investissent souvent de grandes sommes pour instruire des jeunes prometteurs, s'assurant ainsi les services futurs de lettrés compétents.
  • Temple du Repos. Ce très vieil édifice de grès clair est surmonté d'une unique grande coupole haute de plusieurs dizaines de mètres. L'intérieur, toujours frais, est articulé autour d'un bassin circulaire profond de plusieurs mètres. Autour, les statues des plus illustres notables de Nissabir invite les fidèles de Gilam au recueillement.

La Citadelle de l’Ancien

  La Citadelle de l’Ancien occupe le nord-est de la ville, sur un léger promontoire qui domine la baie. Cette construction majestueuse, plus vieil édifice de Nissabir, a été grandement endommagée lors du siège de 218 CC. Plusieurs dômes ont été rebâtis, mais certaines sections ont été démantelées et transformées en simples terrasses.   La citadelle est entourée de hauts murs, reliés à l’enceinte principales. On y accède par une avenue assez raide. Elle abrite des casernements, des lieux de stockage, la grande prison de la ville dans ses sous-sols et l’ancienne grande salle d’audience du conseil des ministres. La plupart de leurs réunions se font désormais directement dans le Palais Nacré.  

La Nécropole

  Ce site funéraire d'origines dalmutes s'étend au sud-ouest de la ville. C'est un vaste ensemble de tumulus, grands ouvrages circulaires d'une quarantaine de mètres de diamètres dont la base est creusée dans la roche et recouverte d'un dôme de terre, de sable et de gravier. A l'intérieur sont creusées des tombes à chambres (quatre à cinq tombes en moyenne), destinées aux familles les plus illustres de Nissabir. Les gens du communs disposent pour leurs propres urnes funéraires de grands caveaux communs très simples (qui s'apparentent plus à de longues tranchées maçonnées avec des petites alcôves).  

Le Puisard

  Le Puisard désigne le principal faubourg de Nissabir. Il doit son surnom aux profonds puits qui y ont été creusés, faute d'oasis. Poussiéreux et misérable, constitué d'édifice bas en briques de terre, le Puisard offre un refuge pour les plus démunis mais également pour toute une galerie de criminels, cultistes dérangés et autres individus peu fréquentables.   Les gardes n'y descendent pratiquement jamais et les habitants sont obligés de s'organiser comme ils peuvent pour maintenir un minimum d'ordre.

Habitants

Ancienne et densément peuplée, Nissabir accueille près de 50 000 habitants, un mélange de Dalmutes, d’Amonéens et de Tioumaris.   Quelques milliers d’esclaves triment pour la noblesse marchande, aussi bien dans le secret de leurs harems que dans les entrepôts poussiéreux du port. Achetés pour la plupart à Trigga, on les identifie facilement à leur simple tunique de lin et à leurs cheveux coupés très courts.

Société

Nissabir sent la sueur, les épices de l’Aseran et le tabac du Sardiyan. C’est une ville marchande alanguie par le soleil, qui ne prend vraiment vie qu’à la nuit tombée. Tavernes, lupanars et fumoirs ne désemplissent alors pas jusqu'aux premières heures de l'aube.   Ancienne et cosmopolite, Nissabir semble abriter de nombreux secrets et, de fait, attire une foule bigarrée de mercenaires, de chasseurs de reliques, d’occultistes discrets et de voleurs opportunistes. L’Aseran y dispose de nombreux espions, et on murmure que la Rosée du Désert y sévirait.   Nissabir n’a pas la vulgarité et l’exubérance de la lointaine Zugasi (capitale de Zuggma), mais elle n’a rien à lui envier en termes de vices avec ce qui se passe dans le secret des harems et dans les profondeurs des quartiers les plus obscurs. Le culte dépravé de la déesse S’ipé y trouve notamment de nombreux adeptes.

Économie

Nissabir ne produit pas grand-chose mais profite de sa position géographique pour s’enrichir, et ce depuis sa fondation. Entre des droits de douane élevés et un ravitaillement hors de prix, les navires circulant par le Détroit Trasinien y laissent de nombreuses plumes.   On peut ainsi y trouver des denrées venues de toutes les Marches Trasines et d’une bonne partie de Temelia, voire quelques biens ayant transité par la Route du Kafaran.  

Corporations

  La ville abrite plusieurs corporations, regroupements d’artisans partageant la même profession et s’entendant sur leurs tarifs. La corporation la plus puissante de Nissabir demeure celle des scribes, mais celle des briquetiers a gagné une énorme influence suite aux travaux de reconstructions entrepris après le siège.

Gouvernement

Nissabir est le siège du pouvoir royal. Les souverains et leurs conseils de ministres se sont succédé sur le trône de nacre depuis la fondation du pays.   Majana Salamdar, actuelle souveraine de l’Omastan, doit souffrir dans son entourage de la présence de Jiwal Falibar, un être obséquieux et fouineur, premier émissaire de l’Aseran.

Lois et ordre

Nissabir est parasitée de longue date par une criminalité tenace qui sévit principalement dans les quartiers les plus modestes et les faubourgs qui débordent hors de l’enceinte principale.   Les gardes, pas insensibles aux pots de vin, patrouillent essentiellement dans la zone portuaire et dans les beaux quartiers. En plus de la Citadelle de l’Ancien, ils disposent de plusieurs postes de gardes établis près des artères principales.

Armées et défenses

Nissabir est entourée d’une vieille enceinte de couleur ocre qui a grandement souffert lors du siège. Haute d’une dizaine de mètres, elle est renforcée de plusieurs bastions arrondis de style dalmute.   La ville abrite suffisamment d’équipages pour garnir une dizaine de navires de guerres, dont la tâche principale demeure la défense de l’entrée du Détroit Trasinien (pour le compte de l’Aseran). Autrement, Nissabir dispose d’une modeste cavalerie légère chargée de patrouiller dans la région.

Histoire

Les oasis de Nissabir furent fréquentées pour le ravitaillement dès 2500 PC par les marchands de l'Empire de Kerfis qui remontaient les côtes sur leurs lentes embarcations.   Aux alentours de 500 PC, un premier village s'implanta autour de l'oasis du Repos Vert et finit par atteindre la taille d'une petite ville aux alentours de 200 PC.   En 2 CC, désormais richissime, Nissabir avait étendu son autorité sur des centaines de kilomètres à la ronde. Elle acheta littéralement la ville d’Amabassar, jusque-là une rivale économique, et déclara peu après la naissance du royaume de l’Omastan.   En 218 CC, l’Aseran, avide de contrôler le Détroit Trasinien, s'empara d'Amabassar. Elle porta ensuite sa flotte jusqu’à Nissabir. Après trois années de siège, la cité finit par capituler, suivie rapidement du reste de l'Omastan.
Date de fondation
200 PC
Type
Capital
Population
50 000
Lieu situé sous
Organisation Propriétaire
L'Oasis du Peuple


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