Qaratu
Le Qaratu est un pays rude et morcelé, qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Il vit à la merci des maraudeurs dolmates et des pillards de la Horde de Sel.
Géographie
Le Qaratu s’étend entre le Haut et le Bas-Stanac, à l’ouest de la Cordillère du Cana. Sa frontière nord est marquée par le fleuve Ilkhaï et le Sög-Tuul. Dans les autres directions, les délimitations sont extrêmement floues, ce qui est une grande souffrance pour les adeptes du Caen-Cana…Caractéristiques géographiques
- Ilkhaï
- Le Sög-Tuul
Sites importants
- Boroq-Tash. Ruines
- Kesh-Tuun. Unique grande agglomération
- Qol-Besh. Ruines
- Sairuq. Ruines
Climat
Le Qaratu baigne dans un climat continental froid. Les étés y sont courts et les hivers longs et rigoureux, dominés par le vent, la gelée et des chutes de neige irrégulières.Habitants
Le Qaratu est peuplé d’Ambous.Clan Qashar
Le clan Qashar est le plus influent du Qaratu, mais ses membres possèdent une réputation d’opportunistes aux dents longues qui prennent souvent des libertés avec le Caen-Cana. On ne peut toutefois retirer à ses guerriers leur vaillance face aux pillards de la Horde de Sel, si bien que leurs incartades sont tolérées par les autres clans. Le territoire des Qashars couvre le sud-ouest de Kesh-Tuun, région de collines, de pâturages et de bosquets épars. Il doit son aisance à plusieurs gisements d’ambre, ressource dont il fait intelligemment commerce avec l’Itanaca pour compléter le produit de la chasse, de ses troupeaux et de la cueillette. Plusieurs marchands du clan demeurent à Kesh-Tuun et sont parmi les premiers informés lorsqu’une caravane étrangère s’approche de la ville. Ils redirigent également les éventuels voyageurs et autres explorateurs vers des guides de leur connaissance (qui appartiennent bien sûr aux Qashars).Société
Le Qaratu possède une société clanique, où chaque petit clan vit selon ses propres lois et coutumes, avec une forte loyauté envers son ancienne ou son ancien. Chacune possède son propre territoire, souvent délimité par des marques naturelles telles que des rivières asséchées ou des collines. Les sols du pays sont peu fertiles et difficiles à cultiver, ce qui oblige les populations à mener une vie semi-nomade au sein de leurs territoires respectifs, se déplaçant pour trouver de nouvelles zones à exploiter. Beaucoup de clans sont chasseurs-cueilleurs, mais un certain nombre pratique l’élevage de petits chevaux robustes et de modestes troupeaux de muffalos. Quelques clans survivent grâce à la générosité du lac Dolgasta. Enfin, de rares clans peu scrupuleux traînent une triste réputation et préfèrent piller leurs voisins (et d’éventuels voyageurs) plutôt que de survivre par leurs propres moyens. Mis au ban de la société du Qaratu, ils ne peuvent espérer recevoir aucune aide en cas d’agression par des maraudeurs dolmates, des pillards de la Horde de Sel ou un prédateur féroce.Agglomérations
Suite aux invasions destructrices de la Horde de Sel, le Qaratu ne possède désormais plus qu’une seule grande agglomération permanente, Kesh-Tuun. Autrement, les clans vivent dans des villages semi-permanents de tentes de peaux, de cuir, de branchages et d’os, à la surprenante forme de bulbe. Les villages abritent très souvent un temple-nomade consacré au Caen-Cana (la plupart des Ambous en étant adeptes). Ces espaces se composent toujours d'une enceinte de toile entourant deux grandes tentes, l'une consacrée à la discussion, l'autre, le "sanctuaire", étant un lieu interdit.Alimentation et pratiques de la table
Le Caen-Cana enseigne l'importance du respect des espaces. Le sol est celui des bêtes et des pillards barbares du sud, aussi mange-t-on exclusivement assis sur des sièges (en général des sièges bas pliants, de tissu, bois et os, très appréciés des communautés semi-nomades).Esclavage
Le Qaratu n'a pas l'usage d'esclaves et méprise cette pratique, trop d’Ambous subissant le joug des nations de l’est. Et de toute manière, les ressources sont trop limitées pour se permettre de nourrir des gens qui n'appartiennent pas au clan. Généralement, les prisonniers de guerre sont rapidement échangés ou tués (systématiquement vrai pour les pillards de la Horde de Sel).Économie
Le Qaratu a pour principales richesses l’ambre et les peaux traitées, dont il fait épisodiquement commerce avec l’Itanaca (grâce à des caravanes franchissant le Seuil de Ma Ssa). Localement, le commerce entre clans est un échange souvent basé sur le bétail, le poisson séché, les peaux, l’ivoire, l’ambre et les plantes médicinales. Le troc est privilégié.Gouvernement
Le Qaratu est une mosaïque de clans plus ou moins en compétition pour les ressources. Le tribalisme tient lieu de gouvernement, où chaque ancienne ou ancien détient le pouvoir sur une portion du territoire. Les anciens se réunissent occasionnellement au Rameau de Pierre pour y exposer leurs différents, conclure des accords et éteindre les braises des conflits les plus violents. En cas de guerre, ils s’accordent pour tisser des plans de bataille. Ces rencontres ont une valeur sacrée et y faire couler le sang est interdit.Armées et défenses
Le Qaratu n’a aucune armée de métier, et, à l'exception de ceux de Kesh-Tuun et du clan Qashar, les guerriers des clans sont généralement mal équipés. Les conflits interclaniques violents sont plutôt rares, et les alliances courantes, quoique fragiles. Les véritables menaces viennent de l’extérieur : les maraudeurs dolmates venus du nord ou de l’Océan Boédrique, à l’ouest, qui remontent le fleuve Illkhaï, et la Horde de Sel, éparpillée dans les étendues du sud. Après des siècles d’oppression violente, les Ambous sont passés maîtres dans la fuite et la dissimulation…Religion et croyances
Les Ambous du Qaratu adhèrent pour la majorité au Caen-Cana. Quelques clans lui préfèrent une forme d’animisme. Le Caen-Cana est visible à travers le territoire par l’établissement de lignées de cairns et de pierres dressées. Beaucoup ont subi les déprédations de maraudeurs dolmates et des pillards de la Horde de Sel.Histoire
Le Qaratu était jadis une nation florissante, fondée par les descendants de réfugiés du grand Empire de Kamboukaï. A son apogée, le pays s’étendait au nord jusqu’aux Terres Rases de Nörget et englobait le territoire semi-autonome de l'actuel Batuqan. De grands villages agricoles établis le long des fleuve Illkhaï (au nord) et Khaïgasta (au sud) permettaient de nourrir la population et de faire fonctionner plusieurs petites villes. Dès 200 PC, une population dolmate s’installa autour de la Baie d’Altaï-Sor et sur l'île de Trög-Daran et commença bientôt à lancer des raids sanglants sur le sud. Décennie après décennie, le Qaratu perdit du terrain et des terres arables, impitoyablement piétinées par des maraudeurs qui ne cherchaient que des esclaves. En perdant la jouissance de la région fluviale d’Illkhaï, le Qaratu subit un coup terrible. Famines et épidémies décimèrent des villes entières, tandis que le Batuqan se trouvait isolé et abandonné à son sort. Le coup de grâce vint toutefois quelques décennies plus tard, aux alentours de 50 PC, lorsque la première Horde de Sel déferla du sud pour s'enfoncer dans le territoire du Qaratu. Les quelques villes du sud furent annihilées, des populations entières réduites en esclavage. Au prix d’immenses sacrifices, la horde fut finalement stoppée au centre du Plateau de Ma Leng Tsho, son armée défaite lors de la Bataille du Sang Noir. Mais le mal était fait, et le Qaratu brisé, éclaté en petits clans qui durent s’adapter à une vie semi-nomade.
Type
Geopolitical, Tribe
Capitale
Système Gouvernemental
Tribalism
Localisation
Langues Officielles
Territoires Contrôlés
Nations Voisines
Related Species
Ethnies associées
Un combattant aguerri de Kesh-Tuun


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