Tepasca
Le Tepasca est une vaste nation du Haut-Stanac. Cible privilégiée des esclavagistes du Ravansca et des maraudeurs dolmates de la Cordillère du Cana, le pays est constamment en proie à l’instabilité. La faible autorité de son pouvoir central n'arrange guère les choses.
Géographie
Le Tepasca s’étend dans le nord-est du Haut-Stanac. Le centre du territoire est occupé par l’immense Lac Masanac. Sa frontière sud est délimitée par le Massif de Saruïn, et celle au sud-est (avec le Narasqei) par la Sylve de Naran-Kesh.Caractéristiques géographiques
- Le Morin-Gol
- Les Pluies Noires
Sites importants
- Dorai-Tal. Ruines
- Korigtai. La capitale
Climat
Globalement, le Tepasca possède un climat continental froid.Habitants
Le Tepasca est peuplé de Baïkous, d’une importante minorité de Belcans et de quelques Ambous.Société
La population sédentaire du centre et du sud a une répartition sociale classique : ouvriers et paysans, peu éduqués, travaillent au profit des marchands, des soldats, des nobles et de leurs maisonnées. Au nord (en dehors des villes), le tribalisme est encore en vigueur. Les communautés semi-nomades, très autonomes, répartissent les rôles entre chasseurs-cueilleurs, éleveurs d’oriskas, guerriers et chamans.Architecture et agglomérations
Les agglomérations du Tepasca ne suivent généralement aucun plan géométrique stricte, s'organisant au mieux par secteurs d'activités (agricole, pêche, artisanat, zones d'enclos, points d'eau...). Basses et ramassées, quasi-organiques, la plupart semblent nées du sol, un peu à la manière d'un campement semi-nomade devenu permanent. Les agglomérations (aussi bien les villes que les villages) sont rarement fortifiées, leurs défenses mêlant plutôt des fossés et des talus, des barricades mobiles et des tours de guet. Les maisons qui les composent sont également fortement inspirées des traditions nomades baïkoues et amboues. Rondes ou ovales, aux murs bas inclinés vers l'intérieur, elles sont surmontées de toits en bulbe aplati (en bardeaux, tourbe épaisse ou mélange de feutre et de planches). Seul le soubassement est en pierre sèche, le reste étant en bois, clayonnage et torchis. Les demeures les plus opulentes sont soutenues par des colonnes en bois sculpté, et leurs toits sont généralement couverts de tuiles en ardoise. L'intérieur s'organise autour d'un foyer central, avec peu de mobilier, et rarement haut. Les sièges bas pliants, les banquettes couvertes de fourrures et les coffres bas sont courants (également dans les riches demeures).Conditions sociales
Le Tepasca a une rude structure patriarcale, souvent brutale, et les femmes n'y sont guère bien traitées. Si elles ont accès aux mêmes fonctions que les hommes, elles doivent se montrer deux fois plus opiniâtres que leurs congénères masculins pour se faire respecter. Cela étant, toutes les personnes âgées y sont très respectées pour leur sagesse supposée, et entretenues dans leurs derniers jours par leur descendance (s'ils en ont une), ou par la générosité de leur communauté.Alimentation et pratiques de la table
Le Caen-Cana enseigne l'importance du respect des espaces. Le sol est celui des bêtes, aussi mange-t-on exclusivement assis sur des sièges (en général des sièges bas pliants, de tissu, bois et os, très appréciés des communautés semi-nomades).Esclavage
L'esclavage n'est pas autorisé au Tepasca (même si les paysans ont un statut relativement proche...). Les marchands qui s'y adonnent sont sévèrement punis et bannis. Il en va de même dans les tribus semi-nomade du nord.Économie
Le Tepasca a pour principaux partenaires économiques l'Odomei (la plupart des caravanes transitant par la ville de Borogun) et le Narasqei, au sud. Malgré les tensions qui existent avec le Ravansca, des caravaniers s'y risquent parfois, via la Passe de Bulhdaï. Le pays pratique intensivement la pêche sur le Lac Masanac et fait commerce de poisson saumuré. Dans sa partie centrale et au sud, on trouve des cultures de seigle, d’orge d’hiver et d’avoine, ainsi que de rutabagas, panais et fèves rustiques. Le Tepasca est également producteur de lin, qu’il transforme en huile et en textile. Au nord, (notamment dans les Hautes Landes d’Altogor) les Baïkous et les Ambous demeurent semi-nomades et pratiquent encore l’élevage de grands troupeaux d’oriskas. Les animaux leur servent aussi bien de montures que pour se vêtir, se nourrir, ou encore fabriquer des abris et des outils.Monnaie
Le Tepasca ne possède pas de mines d’or. Il frappe une monnaie en alliage d’argent, ronde et percée en son centre, qui sert pour la plupart des transactions. La menue monnaie est quant à elle en ivoire, également ronde et percée en son centre.Gouvernement
Le Tepasca est une gérontocratie. Une dizaine de Hauts-Taldans, élus à vie, administrent le pays depuis la capitale de Korigtai. Leur pouvoir est toutefois régulièrement remis en question, aussi bien par les nobles que les marchands enrichis, et ils peinent à maintenir la stabilité sur le vaste territoire. Villes et villages sont dirigés par des Taldans (anciens) ordinaires.Lois et ordre
Le vaste territoire du Tepasca n'est que peu patrouillé, et peut devenir très sauvage sitôt que l'on s'éloigne des agglomérations et des cultures. Des troupes de bandits en profitent, harcelant à loisir caravanes marchandes et hameaux isolés. Souvent, ces brigands sont d'anciens fuyards qui ont vu leur propre village tomber au mains de pillards, d'esclavagistes ou de maraudeurs dolmates.Relations extérieures
Depuis de nombreuses décennies, le Tepasca est la cible privilégiée des razzieurs et des esclavagistes du Ravansca. Les relations entre les deux états sont exécrables et pourraient facilement dégénérer en guerre ouverte. Bien qu'il entretient des relations commerciales cordiales avec le Narasqei, le Tepasca dispose le long de sa frontière sud de plusieurs fortins.Religions et croyances
Le Caen-Cana s’est imposé dans une bonne partie du territoire. Dans le nord, le chamanisme est encore profondément ancré.Armées et défenses
Les armées du Tepasca sont généralement faiblement équipées mais nombreuses. Les soldats du Tepasca manient principalement la pique et la fronde. Les guerriers d'élite manient quant à eux une redoutable arme : le scaramaxe, coutelas semi-long à un tranchant long sur un côté de la lame. Le pays recrute parfois des criminels en échange d'une peine commuée pour renforcer certaines unités.Rumeurs et intrigues
Bien que les millénaires aient passé, l'Empire de Kamboukaï a laissé des traces sur le territoire du Tepasca. Certaines ruines reculées abriteraient un mal rampant, la barrière les séparant de l'Hypnoss y étant fine...Histoire
Le Tepesca fut fondé en 14 CC, après l'unification des états du Bayan, du Borsqei et du Tesca. Aux alentours de 180 CC, le Tepasca connut les premiers raids d'ampleur de maraudeurs dolmates. En 354 CC, la ville de Tsagaan-Khot fut brutalement attaquée par un immense groupe de maraudeurs dolmates de Targukha. Bien que la défense fut acharnée, tous les soldats succombèrent, tandis que la plus grande partie des 4 000 habitants fut réduite en esclavage.
Date de Fondation
14 CC
Type
Geopolitical, State
Capitale
Système Gouvernemental
Gerontocracy
Localisation
Territoires Contrôlés
Nations Voisines
Related Species
Une Baïkoue des Hautes Landes d’Altogor
Une ville hivernale du Tepasca
Guerrier d'élite maniant un scaramaxe




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