Sombariku est la capitale en titre d’
Anumara.
Géographie
Sombariku s’étend au centre de l’île, sur les rives nord face au
Détroit de Makumara, au pied des
Calanta.
Infrastructures et urbanisme
Sombariku est un grand village s’étendant le long de la côte, à proximité d’une large plage en pente douce où les
olpecs peuvent être tirés. Le site a été aménagé avec des puits très profonds qui captent la nappe phréatique et de grands espaces destinés à l’équarrissage des
roskals (il s’agit surtout de sillons creusés dans la roche pour permettre au sang de s’écouler jusqu’à la mer de sable). Enfin, quelques citernes en pierre visent à capter l’eau des rares pluies qui arrosent la région.
Le centre du village est marqué par un large espace dégagé où les habitants peuvent troquer leurs produits. Au milieu s'ouvre l'
ossuaire (cf. plus bas). Juste à côté se dresse la
Chambre des Gunapadis. En dehors de ça, il n’y aucun bâtiment réellement permanent à Sombariku : les habitants vivent dans des yourtes faites de cuir, de tendons, d’os et de peau de
roskal, conformément à la tradition
anumie. S’ils le voulaient, ils pourraient repartir dans la journée.
En marge du village, plusieurs grands espaces dégagés sont destinés aux
Anumis de passage. Sombariku est ainsi en perpétuel mouvement : certaines parties restent habitées tout au long de l’année, tandis que d’autres ne s’animent qu’au moment des grandes assemblées.
La Chambre des Gunapadis
La
Chambre des Gunapadis est un grand hall dont la charpente est constituée du squelette entier d’une énorme
roskal. Les parois sont faites de plusieurs couches de cuir épais délicatement repoussé, figurant des scènes de chasse, des
olpecs et des paysages volcaniques. On entre par le crâne colossal de la créature.
L’arrière du hall est dévolu à l’exposition des harpons des anciens
Gunapadis (chefs et cheffes) les plus prestigieux de l’
Anumara. Il n’y a pas plus grand honneur posthume pour un
Gunapadi.
Le mobilier à l’intérieur du hall est opulent, fabriqué avec le meilleur ivoire et le cuir le plus fin. Des lampes à huile ouvragées diffusent à toute heure de la journée une belle lueur orangée.
L’atelier
Situé dans la partie est de la grande plage, l’atelier désigne une sorte de petit chantier naval où les
olpecs sont assemblés. Plusieurs yourtes sont dévolues au stockage de matériel et à l’assemblage des cordages de tendons, à la taille des rames et à la confection des voiles. Chaque tribu du village peut accéder à cet espace commun.
L’ossuaire
Un grand puits désaffecté au centre de Sombariku sert de mémorial pour toutes les
roskals abattues par les équipages. Chaque fois qu’une créature est débitée à Sombariku, son sternum est prélevé et placé dans l’ossuaire (même s’il est endommagé). Souvent, un chasseur qui s’est illustré lors de la mise à mort grave sur l’os son sigle personnel.
Il est dit que lorsque l'ossuaire sera plein, il sera temps de quitter le site (mais vue la profondeur du puits, les
Anumis ont encore plusieurs siècles devant eux).
Habitants
Sombariku abrite en permanence environ 1 200 âmes, tous des
Anumis. Lors des grands rassemblements, la population peut monter jusqu’à 6 000 personnes.
Société
A Sombariku, plus que dans le reste du pays, l’ordre social repose sur les tribus. Chacune occupe une partie du village, possède ses yourtes, son espace de travail et ses
olpecs et ne rend visite aux voisins qu’en suivant un certain protocole. En somme, Sombariku est une représentation miniature de l’île et suit les mêmes règles, mais à une échelle réduite.
En règle générale, une dizaine de tribus cohabitent dans le village (mais le nombre grimpe rapidement lors des grands rassemblements).
Économie
Comme le reste de l’
Anumara, Sombariku vit et dépend de la chasse à la
roskal. Les
olpecs s’élancent dans le
Détroit de Makumara, poussant jusqu’au sud de la
Baie Dorée, pour y traquer les précieuses créatures.
Afin de ne pas se livrer à la surpêche, les chasseurs
anumis se rabattent souvent sur d’autres prises : ils rapportent du détroit
silubles,
raies telluriennes, ammonites et
carapres.
La place devant la
Chambre des Gunapadis sert aussi bien au troc entre les clans résidants qu’aux clans de passage.
Parfois, quelques marchands du
Liraon ou du
Pangyaron s’aventurent jusqu’à Sombariku pour faire des affaires, et exposent leurs produits sur de grandes nattes posées à même le sol : bijoux, épices, fruits, armes en métal... Mais les biens les plus recherchés restent les voiles et les cordages en chanvre, pour lesquels les habitants sont prêts à troquer de nombreux diamants bruts en échange, ainsi que des onguents spéciaux particulièrement efficaces contre la
sablonelle. A noter que les marchands du
Liraon éprouvent souvent bien moins de scrupules à s'emparer de diamants contre des breloques...
Gouvernement
Chaque tribu du village est dirigée par un
Gunapadi. Tous possèdent une voix égale et peuvent s’exprimer dans la
Chambre des Gunapadis. Ils sont chargés de maintenir la cohésion entre les tribus, d’organiser les chasses communes et les travaux généraux pour la communauté.
Chaque
Gunapadi est secondé par les
pocelpos (capitaines) de sa tribu (une tribu standard se compose de trois à quatre clans. Chaque compte un pocelpo).
Annuellement, tous les
Gunapadis de l’île se réunissent à Sombariku. Ils y exposent leurs différents, concluent des alliances et se répartissent les territoires de chasse à la
roskal.
Lois et ordre
Malgré le « découpage » du village entre les tribus, l’entraide est de mise. Les tensions sont rapidement désamorcées par les
pocelpos et les
Gunapadis. L’île est trop impitoyable pour qu’on se permette de faire inutilement couler le sang. Néanmoins, si un crime majeur est commis, le châtiment est aussi expéditif qu’impitoyable : le coupable est lesté d’une pierre et immergé dans les sables du détroit.
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