Sarnobad
Sarnobad est une cité-État portuaire du Fersyan, connue pour ses sanglantes arènes et les belliqueux mercenaires qui y séjournent en attente de contrats.
Géographie
Sarnobad se trouve dans l’est du Fersyan, sur les rives du Détroit de Davanea, non loin de l’embouchure nord du fleuve Silarud. Elle occupe les rives nord d’une petite baie où les eaux du fleuve prennent encore le pas sur les sables fluides du détroit.Climat
Sarnobad n’est pas épargnée par le Serpent Blanc , et la cité est régulièrement prise dans la poussière.Infrastructures et urbanisme
Sarnobad est une ville ancienne, encrassée par la poussière et la fumée. En dehors des grandes arènes, les lieux d’agrément et les monuments sont rares. La ville s’étend en quart de lune, ses principales avenues suivant cette forme et étant reliées en leur centre par une avenue principale qui s’étend perpendiculairement (dans un axe est-ouest). La plupart des rues sont pavées de gros galets. L’architecture dominante est amonéenne, fortement influencée par les Makutaris (nombreux encorbellements en bois et cloisons internes en papier d’amate). Le peu de verdure qu’on peut apercevoir en ville vient des jardins que certains habitants cultivent sur les balcons en bois qui ornent quelques maisons.L’Arène du Détroit
L’Arène du Détroit est le plus grand édifice du genre en ville, voire de tout le Fersyan. Elle se dresse tout au nord-est. Sa forme ovoïde s’inspire fortement du Calèdre de l’Empire de Curodia, mais l’arène est moitié moins grande (et nettement moins opulente, notamment les gradins qui sont en bois et non en pierre). Cela ne l’empêche pas d’être un monstre de pierre, de brique et de mortier qui occupe tout un bloc de quartier à elle seule. D’innombrables esclaves, créatures et combattants professionnels s’y affrontent pour le plus grand plaisir des habitants et des visiteurs de Sarnobad.Zone portuaire
Englobant toutes les rives de la baie, la zone portuaire est un enchaînement de vieux quais en briques de terre, de pontons en bois et de plateformes lestées. On y trouve généralement autant de navires des sables et d’olpecs que d’embarcations classiques. L’entrée de la baie est marquée par deux môles, simples entassements de grosses pierres signalées à leurs extrémités par des bûchers entretenus chaque nuit. En bordure de la zone portuaire, on trouve de nombreuses tavernes, bordels, salles de fête et autres tripots louches. Certains disposent de petites arènes poisseuses dans lesquelles s’écharpent des esclaves ou des mercenaires avinés. L’usage de chiens déchaînés est courant pour “pimenter” ces combats.Fosses mortuaires
La vie n’ayant que peu de valeur à Sarnobad, de grandes fosses mortuaires ont été creusées tout au nord de la cité, au-delà de l’enceinte. Esclaves et miséreux y sont jetés sans cérémonie. Parfois, un noble finance l’incinération des corps en fournissant du combustible, un geste généralement très apprécié de la populace.Habitants
Sarnobad abrite environ 11 000 habitants, principalement des Amonéens et des Makutaris. A cela s’ajoutent près de 12 000 esclaves. Ils triment aussi bien dans le port et les champs avoisinants que pour remplir les corvées d’entretien et les arènes sordides de la ville.Habitants notables
- Mahen Devbedi. Cette Amonéenne dans la cinquantaine est à la tête de l’Arène du Détroit depuis plusieurs années. Ancienne marchande d’esclaves au service de la Main d’os, elle a gardé avec l’organisation de bons contacts. Impitoyable et ambitieuse, elle organise régulièrement des fêtes fastueuses où se tiennent des combats privés encore plus sanglants et dépravés que dans les arènes.
Société
Sarnobad possède une répartition sociale classique pour la région, avec ses marchands, ses artisans et ses soldats, tous écrasés par le mépris d’une petite caste de vieilles familles possédant des terres et un droit de vote quant au futur de la cité. Les mercenaires occupent une place un peu à part, autant sources de problèmes que de revenus pour les commerçants et les autorités. Et tout en bas, les esclaves répondent aux besoins de tous. Amonéens et Makutaris vivent ensemble, sans communautarisme. La cité possède une population mixte depuis sa fondation et reçoit très régulièrement des délégations, des voyageurs et divers réfugiés, fuyards et autres criminels de l’Archipel Andanea.Esclavage
La profusion d’esclaves s’explique facilement, la Main d’os ayant pignon sur rue à Sarnobad. La pratique de l’esclavage est profondément ancrée dans les mœurs de la cité-État, et les vendeurs de chair sont des commerçants comme les autres. En règle générale, seuls les mercenaires étrangers s’émeuvent parfois de la situation.Arènes
Les arènes sont omniprésentes en ville et les combats qui s’y déroulent un excellent moyen pour les autorités de canaliser le trop plein d’énergie des mercenaires (et des habitants de manière générale). Combattants professionnels, esclaves et bêtes sauvages s’affrontent quotidiennement, et il y a toujours moyen de parier sur quelque chose (ou quelqu’un) à toute heure de la journée.L’Offrande du Premier Grain
Cette pratique très répandue au Liraon est également devenue populaire à Sarnobad. Elle consiste pour chaque capitaine en partance pour une longue expédition à laisser tomber un petit sachet de sable du rivage dans un brûloir du port, pour garantir un retour sans incident.Économie
Sarnobad commerce épisodiquement avec le Siamaron et régulièrement avec le Liraon (Gelangkar état un partenaire très privilégié). Le Liraon a d’ailleurs implanté plusieurs chopekas dans la cité, qui font facilement front commun pour réduire la concurrence au silence. Les terres bordées par le fleuve Silarud sont assez fertiles et de grandes exploitations cultivent légumes et céréales pour les besoins de la cité. Du côté de la baie et du détroit ensablé, des pêcheurs parviennent à y lever quelques anguilles, carapres , silubles et ammonites pour garnir les marchés. Ils collectent également un peu de corail des sables destiné aux artisans.Gouvernement
Le pouvoir appartient aux grandes familles « aristocratiques ». Leurs membres élisent tous les cinq ans environ cinq dirigeants, en charge de pratiquement tous les aspects de la ville. Ils n’ont que rarement la sympathie de la population ordinaire, dont les droits et pouvoirs politiques sont extrêmement limités.Lois et ordre
L’aristocratie et les dirigeants achètent la paix sociale à grands coups de fêtes et de jeux. Le reste du temps, la milice urbaine se montre assez dure, et la peine de mort est facilement applicable (pour le petit peuple, et surtout pour les esclaves).Armée et défenses
Sarnobad est entourée d’une haute enceinte de briques de près de dix mètres de haut, percée de quatre grandes portes. Sa construction a coûté la vie à de nombreux esclaves. Sarnobad possède une petite armée et quelques navires de guerre. Comme les autres cités-États du Fersyan , elle emploie régulièrement des mercenaires pour faire valoir ses « droits » auprès de ses voisins.Relations extérieures
Sarnobad et Dilmak s'écharpent souvent pour la possession des terres côtières. Leurs zones de contrôle respectives sont plutôt mouvantes, et plus d'un village a déjà fait les frais de leurs escarmouches.Rumeurs et intrigues
Sarnobad abriterait une grande secte de druides rouges, adeptes d'Oltan. Ils se reconnaitraient entre eux comme les Surins Noirs et auraient un pied dans de nombreuses arènes particulièrement sanglantes de la cité.Histoire
La cité aurait été fondée par un seigneur de guerre originaire des Hauts de Sarnobad qui se languissait de sa terre natale.
Type
Geopolitical, City-state
Système Gouvernemental
Oligarchy
Organisation Mère
Localisation
Related Species
Une ruelle de Sarnobad


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