Rassadena
Rassadena est une ville portuaire du Tasserron.
Géographie
Rassadena s’étend le long des rives sud du premier des Lacs Gardiens, non loin de la lisière est des Jungles de Tassata. La ville est reliée à Dravona par une route de terre qui longe le lac. A l’ouest, une grande piste forestière traverse la jungle, mais demeure périlleuse à emprunter.Infrastructures et urbanisme
Rassadena est construite autour d’une petite baie lacustre, sur une plaine marécageuse surélevée par des terrassements artificiels, afin d’échapper au gros des inondations saisonnières. On trouve de nombreuses digues et des canaux de drainage un peu partout. En forme de demi-lune, ses avenues principales sont pavées de briques, les rues secondaires se contentant souvent de plateformes de bois pour éviter de s’embourber. On ne trouve qu’une seule modeste pyramide à paliers et à dômes en ville, résidence de l’édile local. Construite sur le point le plus élevé, elle est flanquée des demeures des quelques aristocrates qui résident en ces lieux. Le terrain empêchant la construction efficace d’égouts, la ville se contente de rigoles creusées dans les grandes artères pavées. L’eau du lac étant boueuse et souvent impropre à la consommation dans la région, Rassadena possède de profonds puits creusés dans sa partie sud, un peu plus loin dans les hauteurs.Architecture
Si l’architecture amonéenne prédomine (avec toutefois très peu de dômes), le bois et le torchis s’imposent souvent sur les autres matériaux. L’humidité ambiante cause de nombreux dégâts et il n'est pas rare de voir des esclaves chargés de réparations.Le port
Une bonne partie de la baie accueille des pontons en bois solidement fichés à la berge. Le manque de pierre dans la région n’a pas permis l’édification de solides môles, si bien que la zone portuaire n’est protégée que par de grands poteaux de bois fichés dans les profondeurs et tout de même lestés de quelques rochers. On trouve à proximité de longs entrepôts et des greniers, ainsi que la majorité des tavernes de Rassadena.- La Tortue Rouge. La plus vieille taverne de la ville est réputée pour ne jamais fermer (au grand dam des serveuses). Bien tenue, on devine facilement l’origine de son nom grâce à l’immense carapace au cuir rougeâtre et craquelé qui surplombe le comptoir. Chalam Ravid, le patron qui a hérité des lieux de son père (qui a lui-même hérité de la taverne de sa mère, qui elle-même avait hérité…), est connu pour son bagou et sa délicieuse soupe de tortue.
Nécropole
La nécropole principale de la ville se dresse plusieurs centaines de mètres plus au sud-est, sur une élévation rocheuse. Celle-ci était déjà employée par des tribus amonéennes avant l’arrivée des impériaux. S’ils n’ont pas poussé l’affront jusqu’à détruire les anciens caveaux, ceux-ci ne se sont pas gênés pour en édifier des nouveaux juste à côté (riches et opulents pour les quelques notables ayant vécu à Rassadena, beaucoup plus modestes destinés aux citoyens du commun). Quant aux affairates, beaucoup choisissent de reposer aux côtés des premiers occupants des lieux, généralement en agrandissant les caveaux préexistants.Habitants
Rassadena abrite 5 000 habitants libres, en majorité des affairates amonéens. Les citoyens curodiens sont à peine un millier, principalement de la classe supérieure aisée. Quelques milliers d’esclaves triment pour les citoyens, aussi bien en ville que dans les exploitations forestières voisines et dans les grandes plantations à l’ouest.Société
Rassadena est un lieu humide et souvent en proie à des cohortes d’insectes porteurs de maladie. Des encensoirs diffusent un peu partout des vapeurs médicinales, en brûlant certaines plantes, mais leurs effets sont assez limités.Économie
Rassadena chapeaute la production agricole de la région, quelques villages et plantations y apportant leurs récoltes. On y surtout négocie du blé, du seigle et un peu d’orge. Localement, la ville peut apprécier les melons et les citrons cultivés aux alentours (une partie étant réservée pour la distillation de liqueurs très demandées dans les tavernes de la ville). Du côté du lac, des pêcheurs s’élancent quotidiennement sur les eaux dans une compétition féroce. Les anguilles locales sont très prisées des aristocrates. Enfin, la ville possède quelques camps forestiers plus au sud, dans les Jungles de Bromites. Chasseurs et herboristes fournissent ainsi nombre d’ateliers et commerces en ville. Quant aux bûcherons, presque toujours des esclaves, leur vie est particulièrement pénible… Une part non négligeable est employée au seul maintien de la grande piste qui traverse la jungle.Gouvernement
Rassadena est administrée par un édile et sa lourde bureaucratie (un réseau de scribes, d’inspecteurs et de magistrats). Ils travaillent dans l’unique pyramide de la ville. L'édile répond au satrape du Tasserron, mais jouit dans les faits d’une certaine autonomie (principalement due à l’éloignement de Lussantar , la capitale). Cette réalité s'est vérifiée avec pratiquement tous les édiles successifs.Lois et ordre
La garde municipale de Rassadena est principalement composée de miliciens affairates. Ils ont interdiction d’intervenir dans les propriétés et les palais curodiens, qui disposent de leurs propres gardes. Les miliciens sont équipés en conséquence du climat, et ne portent que de légères protections en cuir bouilli.Armées et défenses
Récente et située au cœur du territoire impérial, Rassadena ne dispose d’aucune fortification. Elle n’accueille qu’une modeste garnison curodienne, dont les tâches se résument surtout à patrouiller dans la région et à chasser d’éventuels esclaves en fuite.
Date de fondation
282 CC
Type
City
Population
5 000 (dont à peine 1 000 citoyens curodiens), plus quelques milliers d'esclaves
Lieu situé sous
Organisation Propriétaire

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