Langhtar est une cité-État de
Co-Falca, jadis rattachée au
Bhansur. L’invasion du pays par la
Troisième Horde de Sel a poussé la ville à prendre les devants et à déclarer son indépendance.
Géographie
Langhtar se dresse sur une île au large des côtes sud des
Jungles de Chumbari.
Climat
Langhtar et son île baignent dans un climat équatorial, lourd et saturé d'humidité toute l'année. Aux heures les plus chaudes, la chaleur devient suffocante. De
Curma à
Curse, les pluies diluviennes s’abattent sans relâche sur ce bout de terre.
Description de l'île
L'île de Langhtar, d'une trentaine de kilomètres de diamètre, est entourée de falaises et de récifs, avec quelques criques exploitables. Les courants y demeurent traîtres et son accès peut s’avérer laborieux.
Sans véritable relief notable sur son plateau, l’île accueille une végétation broussailleuse sur un socle granitique rongé par l’humidité. La couche de terre y est assez fine, les sols spongieux et les eaux intérieures saumâtres. Tout à l'est, on trouve des dépôts d'ardoise.
Infrastructures et urbanisme
Langhtar s’étend en demi-lune sur les rives nord de l’île. Ancienne sans être vétuste, elle ressemble énormément aux villes-palais traditionnelles des
Karalims, avec de grands édifices palatiaux communs entourés de maisons, d’ateliers, de rues couvertes, de galeries et de bassins. C’est une ville de briques, de pierres et de tuiles d'ardoise, des matériaux résistant relativement bien à l’humidité ambiante. Les façades sont généralement nues, couleur brique ocre, car les enduits supportent très mal l'humidité ambiante.
Les pluies fréquentes ont entrainé un peu partout la construction de rigoles, de canaux et de systèmes de gouttières, ainsi que de grandes citernes. Les rues sont presque toutes pavées pour éviter de se transformer en bourbiers. Dans certains quartiers, des arches soutiennent des passerelles couvertes permettant de circuler au sec entre les bâtiments, même lors des pires déluges.
Zone portuaire
La zone portuaire occupe l’ouest de Langhtar, là où les falaises sont nettement plus basses. A l’est, une sorte de grande avancée rocheuse, complétée par un imposant môle de pierre, protège les quais de pierre. Celle-ci support une petite forteresse (cf.
Lois et ordre) qui domine le secteur.
Toute une partie du port est dévolue à la flotte de guerre de la ville. Des arsenaux, des ateliers de charpentiers, un grand secteur de cale sèche et deux profondes citernes à huile de
roskal et bitume permettent à une vingtaine de galères de fonctionner.
A proximité, le port abrite de nombreux tripots, tavernes et autres lupanars. Des rues au fort dénivelé (souvent ponctuées d’escaliers) relient ce secteur au reste de la ville.
Habitants
Langhtar abrite environ 9000 habitants, en majorité des
Karalims. Mais on y trouve des ressortissants de nombreuses autres cultures, venus aussi bien de
No-Falca que du
Bas-Stanac.
Société
Langhtar est une représentation miniature de ce qu’était le
Bhansur avant son invasion. De vieilles familles nobles concentrent la majeure partie du pouvoir entre leurs mains, régnant depuis leurs petits palais sur une masse populaire de pêcheurs, d’artisans, de marchands et d’une poignée de lettrés.
Mais Langhtar est également un port ouvert qui dépend pour sa survie du commerce extérieur et de ses bonnes relations avec la
Flotte Libre, unique contre-pouvoir sous ces latitudes face au
Bhansur. De fait, même si la culture et les traditions
karalimes y demeurent fortes, la cité-État est presque aussi bariolée que
Panta… Il y règne un joyeux tapage qui ne s’éteint qu’aux dernières heures de la nuit, mélange de cris avinés, de fêtes et de vociférations de marchands.
A l’occasion, des réfugiés du
Bhansur parviennent à rejoindre la ville, mais ils sont étroitement surveillés, de peur que des soldats n’en profitent pour infiltrer les lieux.
Esclavage
L’esclavage est tacitement interdit à Langhtar, les pirates de la
Flotte Libre voyant cette pratique d’un très mauvais œil. Mais les habitudes ont la vie dure, et il se murmure que certaines familles nobles gardent entre leurs murs des serviteurs particulièrement dévoués…
L’Offrande du Premier Grain
Cette pratique venue du lointain
Liraon est devenue populaire à Langhtar grâce à des marchands en transit. Elle consiste pour chaque capitaine en partance pour une longue expédition à laisser tomber un petit sachet de sable du rivage (et surtout pas directement de la mer) dans un brûloir du port, pour garantir un retour sans incident.
Les pêcheurs qui servent de passeurs vers le continent ont tendance à les imiter.
Économie
Langhtar accepte toutes les marchandises dans son port, et nombre d’entre elles s’avèrent être des biens volés. Les autorités ne tolèrent toutefois pas les actes de piraterie dans l’enceinte de la ville ou au large de ses côtes, car cela aurait pour effet de dissuader les marchands honnêtes d’y faire escale. La situation convient à la
Flotte Libre, qui trouve ici un débouché pour ses prises.
La ville possède une flottille de pêche conséquente qui ramène quotidiennement ammonite, carapres et poissons des sables. Les pêcheurs servent également souvent de passeurs pour des équipes de collecte dans les
Jungles de Chumbari (au point que certains ont totalement lâché les filets pour se concentrer sur le transport). La
sablonelle étant un fléau pour les marins, les
alchimistes sont très demandeurs en plantes médicinales.
Le reste de l’île est assez fertile pour quelques cultures, mais pas suffisamment pour nourrir toute la ville. Des paysans occupent en périphérie de Langhtar des petits hameaux et parviennent à faire pousser un peu millet, de sorgho, des haricots et du riz. Le gros de la production est cannibalisé par les nobles et l’armée.
Monnaie
Les commerçants de Langhtar acceptent toutes les monnaies.
Gouvernement
Langhtar est dirigée par un
Rangh de
Vaska, dont les membres sont choisis par (et parmi) la noblesse.
Lois et ordre
Langhtar emploie un nombre important de gardes qui ont pour fonction principale de traquer les espions du
Bhansur et de prévenir toute activité séditieuse. La tâche n’est pas aisée, le port accueillant sans cesse de nouveaux navires étrangers. Ils sont néanmoins aidés par tout un réseau d’informateurs qui laissent trainer leurs yeux et leurs oreilles en échange de quelques piécettes.
Les gardes se montrent souvent laxistes avec les débordements festifs, les bagarres de rue et, de manière générale, la petite délinquance. Les crimes graves sont en revanche punis avec la plus grande sévérité et le châtiment est quasiment toujours le même : les bancs des galères, condamnation à mort en quelques années.
Les gardes disposent de plusieurs postes de contrôle disposés aux points clés de la ville ainsi que d’une petite forteresse qui surplombe le port. Celle-ci sert également de prison, les cellules souterraines s’enfonçant profondément dans la bande de roche qui soutient l’édifice.
Relations extérieures
Outre la
Flotte Libre, Langhtar entretient des relations cordiales avec le
Ravnaka. Celui-ci apprécie d’avoir à disposition un port qui n’est guère inquiété par les pirates.
Religion et croyances
Langhtar se montre tolérante avec toutes les croyances et religions, du moment que leurs pratiques ne menacent pas l’ordre social.
Le
Souffle Divin compte de nombreux adeptes, tandis qu’une part non négligeable de la noblesse s’est tournée vers les mystères du
Culte de Satma tel qu’il est pratiqué au
Ravnaka. Ainsi, les décorations ophidiennes ne sont pas rares dans les alcôves des palais…
Armées et défenses
Langhtar dispose d’une enceinte de pierre haute de six mètres à peine et compte beaucoup sur les falaises qui entourent l’île pour sa défense.
Contrairement au
Bhansur, Langhtar a conservé sa flotte de guerre et consacre une fortune à son entretien. Elle n’est pas assez puissante pour lancer un blocus contre Kalish, mais suffisamment pour faire valoir ses droits face aux pirates de la
Flotte Libre qui ne manquent pas de naviguer dans la région et s’aventurer dans son port…
En complément de ses propres troupes, la cité-État recrute souvent des mercenaires.
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